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Le vélo, c’est bon pour la santé !

Dans le cadre de l’opération Octobre Rose pour la promotion du dépistage du cancer du sein, l’association Vélo co-organise une balade nocturne. C’est l’occasion de rappeler que le vélo, pratiqué de manière régulière, est un facteur de prévention efficace.

L’activité physique régulière, 30 minutes quotidiennes recommandées par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) tel le vélo utilitaire, permet une vie active et s’avère être l’un des facteurs de prévention les plus efficaces contre de nombreuses maladies et troubles de la santé.

Pédaler c’est utile pour se déplacer et utile pour conserver une bonne santé !

L’obésité est un fléau dans les sociétés occidentales où des modes de vie sédentaires se sont organisés autour de la voiture. 13% des enfants scolarisés étaient atteints d’obésité en 2000 contre 3% en 1965(2). Pourtant, le trajet menant à l’école est en général adapté dans sa longueur pour l’usage des jambes, à pieds ou à vélo !

La mise en relation du % de la population obèse avec le % des déplacements effectués à vélo est à ce sujet assez troublante (2) !

velo-obesite

Sur un plan santé plus large, de nombreux chercheurs et médecins ont évalué et chiffré cette prévention. L’OMS à travers son programme « Transport Health Environnment » a lancé une grande enquête européenne « The PEP ». 4267 études sur le sujet ont été passées au crible, représentant 30 000 personnes de 20 à 93 ans pendant 14 ans dont 7000 pratiquaient le vélo utilitaire 3h/ semaine.

Les résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous, en % de risques en moins de contracter la maladie. On notera globalement un risque ratio de 0,72 avec 0,66 chez la femme de 40 à 70 ans.

Etude PEP
Danemark 2003Norvège 2001OMS 2003Suisse 2001
Hypertension -30 -32
Pathologies cardio vasculaires -40 -50 -33 -46
Diabète de type II -20 -50 -47
Ostéoporose -50 -50
Cancer du sein -50 -25 -25 -28
Cancer du colon -50 -50 -25 -47
Dépression -68
Affection du dos -26

Plus récemment, lors d’un colloque de l’Association Générale des Médecins de France (3), la Pr Martine Duclos, de Clermont-Ferrand, a montré que dans le cancer du sein chez la femme, qui représente 42 000 nouveaux cas par an, l’activité physique :

- à raison d’une heure de marche par semaine, réduit le risque de cancer de 26% ;

- semble encore plus efficace en prévention primaire chez la femme ménopausée que chez la femme non ménopausée ;

- divise par deux le risque de récidive. Après un cancer, la diminution de l’activité physique multiplie par 4 le risque de récidive.

L’activité physique se comporte, d’après de nombreuses études multivariées, comme un médicament qui connaît une courbe dose-réponse. L’activité physique agit favorablement à tous les stades du processus de cancérisation, et diminue le risque de cancer du colon de 40% en primaire et de 40 à 50% en tertiaire.

Et pour la sécu ?

Sur un plan financier, le gain actuel en matière de santé pour la sécurité sociale est de 5,6 Mds d’€ sur la base de 3% de part modale vélo, soit 80 km/ an/ personne en moyenne. Cela représente 0,8 à 1,2 € par kilomètre parcouru !

En imaginant une part modale de 12% soit 320 km/an/personne, cette économie s’élèverait à 15,4 Mds d’€, soit 80% du déficit actuel de la sécurité social !

Comme le précise le Dr. Saladin, 1€ investi en infrastructure génère un gain pour la collectivité de 30 à 150 € les années suivantes.

(1) Enquête Obépi, Étude de référence qui permet d’évaluer tous les 3 ans la progression de l’obésité et du surpoids en France. Elle est réalisée pour l’Institut Roche de l’Obésité et avec la collaboration de l’INSERM. 
(2) Dr Saladin
(3) « Activité physique : un acte de soin. Sa promotion à travers l’éducation thérapeutique » AGMF 5/11/2010 Paris

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Mis à jour le lundi 1er juin 2015, par Sebastien Bosvieux

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