Accueil > Archives > Actualités > L’actu du moment > Réponse de Jean-Luc MOUDENC à 2P2R

Réponse de Jean-Luc MOUDENC à 2P2R

jeudi 10 août 2017, par Guillaume

Vous trouverez en fin d’article la réponse de Jean-Luc Moudenc suite à l’édito du journal des mobilités actives de l’association Deux Pieds Roues. Réponse en date du 15 juin 2017.


 

En guise de rappel, voici l’édito du journal 133 de 2P2R :

« M Moudenc et M Macron considèrent-t-ils nos poumons comme les ultimes filtres à particules ?

Au lendemain du second tour des élections présidentielles qui a désigné M Macron comme le nouveau président de la République Française, les enjeux environnementaux absents du débat resteront toujours d’actualité.
N’oublions pas que Toulouse a atteint des taux de pollution de l’air jamais observés en ce début d’année 2017. C’est exactement à ce moment-là (indice de l’air Oramip 10 = mauvais à très mauvais) lors des vœux annuels que le maire de Toulouse a annoncé la réouverture du dossier de seconde rocade. Quel cynisme ! Cynisme renouvelé lors de l’inauguration de l’échangeur autoroutier de Borderouge qui annonçait "de l’oxygène dans nos déplacements". Le même vocabulaire avait été utilisé lors de la présentation de la Jonction Est.
M Macron considérait avant son élection que la priorité toulousaine en terme d’infrastructures serait la rocade (seconde rocade ?). Il est utile d’observer que plusieurs élus de l’équipe municipale toulousaine vont se présenter aux législatives au nom du nouveau président dont deux d’entre elles ont eu des positions assez remarquées en terme de mobilité et de qualité de l’air.
La première, maire de quartier du secteur rive gauche s’est initialement positionnée pour une réfection du boulevard Jean Brunhes optant pour une solution maintenant intégralement le stationnement des modes motorisés tout en dégradant l’usage de la marche à pied et de la bicyclette, solution qui devait en plus coûter 200 000 euros de plus qu’une solution plus équilibrée pour tous les modes. Cette même personne vient d’engager des travaux pour la création de nouvelles places de stationnements voitures boulevard Wagner sans consulter la commission mobilité du quartier, pour la somme de 1,2 millions d’euros. Avec également une création d’une vingtaine de places de stationnements avenue de Biarritz inutiles. Cette élue pourtant revendique n’avoir aucune position dogmatique sur l’usage des modes motorisés. Elle incarne pourtant par ses choix ce dogme.
La seconde élue, présidente de la commission du développement durable de Toulouse Métropole n’a pas trouvé mieux que l’activité ininterrompue du vent toulousain pour diminuer la pollution de l’air de notre agglomération.
L’addiction aux modes motorisés individuels est donc toujours bien ancrée dans nos villes et notre pays. Je retiendrai cependant les mots intéressants de la maire de Nantes Johanna Rolland, propos tenus lors du congrès de la FUB le 28 avril 2017 : "considérer l’usage du vélo comme mode de vie". Pour éviter que nos poumons ne soient les ultimes filtres à particules de nos élus, continuons nos actions plus que jamais. »

Réponse de Monsieur Jean-Luc Moudenc :

Réponse de JL Moudenc 15 juin 2017
Version imprimable de cet article Version imprimable